La 9e édition de la Rencontre du cinéma marocain de Sidi Kacem, qui se tient du 17 au 21 avril courant, consacre un large pan de sa programmation au cinéma amazigh.
Cette manifestation, initiée par l'association du ciné-club de la ville sous le signe "le cinéma au service du développement et d'une prise de conscience sociale et esthétique", prévoit la projection de 10 films amazighs dans le cadre d'une session intitulée "une fenêtre ouverte sur les univers de la culture amazighe".
Il s'agit des films "Min loued lhih" (1982), "Konouz Al Atlas" (1997), "Arguana" (2007), "Tilili" (2006), "Arreda" (2007), "Domiya min Kasb" (2007), "Jadoual Addarb" (2007) , "Idir, ich youm Akhar" (2008), "Nkin Adami" (2008), "Kif Kif" (2008).
Au programme de cette rencontre, organisée en collaboration avec la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc (FNCCM), le Centre cinématographique marocain (CCM) et l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), figurent des séminaires portant sur "La présence de la culture amazighe dans le film marocain", des concerts de musique puisant dans le patrimoine amazigh et une exposition des dernière parutions de l'IRCAM.
Cette édition prévoit, par ailleurs, de rendre hommage au réalisateur Mohamed Oumouloud Abazzi (70 ans), un des pionniers du cinéma marocain amazigh.
Natif de Khémisset, Mohamed Abazzi a obtenu en 1996 une licence d'études cinématographiques de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Il poursuit ses études de cinéma à l'Université de Harvard dont il est lauréat en 1969.
Abazzi intègre le CCM en 1978 où il occupe le poste de chef de service de la Production puis crée en 1981 sa société de production "Taghmat films" à travers laquelle il collabore à la réalisation de nombreux films étrangers tournés au Maroc.
Outre des courts métrages, Abbazi a signé également deux longs métrages, "De l'autre côté du fleuve" (1982) et "Les trésors de l'Atlas"(1997).
MAP