Le groupe lillois existe depuis deux ans, et mêle les sons traditionnels et amazigh, un mot qui signifie en Touareg musique traditionnelle des hommes libres.
Demain soir (mercredi 4 avril), Trad’Am sera au Grand Mix, en première partie des nomades de Tinariwen.
« C’est un groupe dont nous tenons une partie de nos influences musicales, même s’ils sont plus rock touareg », souligne Kathy, l’une des musiciennes du groupe.
Trad’Am utilise de nombreux instruments aux origines des plus variées : congas, djembés afro-cubains, karkabous et bendir sub-sahariens, derbouka orientale, tambourine espagnole… Un ensemble apprécié par les programmateurs du Grand Mix lors d’un concert donné au centre de détention de Loos en juin dernier.
« Avec Tinariwen, c’était l’occasion de jouer à Tourcoing », souligne Kathy. D’autant que le groupe, qui s’est déjà produit au Théâtre Sébastopol et dans quelques maisons Folie de la métropole, n’avait encore jamais joué au Grand Mix. On y écoutera donc le message de liberté, d’amour et d’exil de Trad’Am, mais également celui des musiciens deTinariwen.
Des artistes issus de la diaspora Touareg qui ont pris les instruments pour diffuser un message de révolte et exprimer la souffrance de leur peuple. Là encore, les instruments traditionnels touaregs se mêlent à d’autres sons. Mais chez Tinariwen, ils seront plus rock, pour un ensemble blues poétique aux mélodies rugueuses.
Une véritable découverte des musiques orientales, des rythmes d’Afrique noire et de l’émotion en musique.
P.TIB | lilleplus