Comme pour tous les créateurs hors du commun, qualificatifs et surnoms abondent au sujet du poète et romancier, Mohamed Khair-eddine, «écrivain fondamental qui a intégré dans son œuvre les mythes fondateurs de la culture marocaine», enfant terrible, écrivain iconoclaste, écrivain de l’exil, exilé de l’écriture, poète visionnaire, anarchiste bon vivant, rêveur errant, philosophe de l’oralité, etc.
En fait, pour schématiser les idées, l’originalité de Khair-Eddine semble tenir du culte du paradoxe, cette propriété formidable de l’intellect qui fascine tout esprit libre et parfait qui cherche à embrasser la réalité du monde dans sa complexité multidimensionnelle, que cela soit sur le plan de la nature, de l’Homme, de la société ou du pur intellect (mathématique et logique).