Le nouveau pestiféré en Egypte s’appelle Magdi Khalil. Il est copte, universitaire, et défend une thèse «l’Egypte n’est pas arabe, elle est égyptienne». Il est intervenu dans une polémique contre les «nouveaux coptes», ceux qui posent la question de l’identité de l’Egypte, au lieu de militer pour la «tolérance» et qui rêvent d’un Etat laïc où tous les citoyens seraient égaux. Son argumentaire peut être résumé de la manière suivante :
Si nous acceptons que l’Egypte est arabo-musulmane, nous acceptons l’interpénétration entre la religion, l’Etat, les lois, l’ordre public et donc un Etat religieux où il est impossible d’obtenir l’égalité entre les diverses religions. Si au contraire nous soutenons un Etat moderne dont la citoyenneté transcende la religion, que l’Egypte est égyptienne, nous retrouvons le fil d’une histoire plusieurs fois millénaire, bien antérieure à la conquête arabe.