Le Conseil administratif de l'Académie régionale pour l'éducation et pour la formation Souss Massa Drâa a tenu, dernièrement à Tiznit, les travaux de sa sixième édition, pour débattre autour du bilan de l'année 2007 et du plan d'action 2008, sous le signe «Le partenariat stratégique, notre accès à la qualité de l'éducation et de la formation» présidée par Ahmed Akhchichine, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, assisté par M'Barek Hanoune, directeur de l'Académie régionale pour l'éducation et pour la formation Souss Massa Drâa ett ce, en présence du gouverneur de la province de Tiznit.
Ont, également, assisté à cette rencontre les gouverneurs des provinces et préfectures sous tutelle de la wilaya d'Agadir, les élus, les présidents des conseils des «ouléma», le président de l'Université Ibn Zohr, les délégués du ministère et d'autres acteurs et intervenants dans le secteur.
Le ministre a déclaré, à cette occasion, que cette session a été tenue, dans un sens particulier pour s'interroger à propos de ce qui a été réalisé à travers toute une décennie, celle de l'éducation et de la formation et à propos des mesures et des décisions à prendre au cours des deux prochaines années. Ce qui oblige ce ministère, en tant qu'institution gouvernementale, à commencer déjà à méditer sur les horizons d'au-delà de cette décennie et à déterminer, en l'occurrence, les aspects de l'école du troisième millénaire. Et pour consolider les acquis, a-t-il ajouté, il faut envisager ce qui s'avère faisable au cours des deux années scolaires à venir.
La remise à niveau de ce secteur, a-t-il enchainé, constitue le centre d'intérêt du gouvernement qui œuvre pour y parvenir, via un plan gouvernemental qualifié d'urgent et par le biais de la rehausse du rythme de réalisations dans quelques domaines, la restauration du régionalisme, l'opérationnalisation de l'école qualitative et l'émergence de l'implication des acteurs en la matière, des collectivités locales et des entreprises. La généralisation de l'enseignement, dans ses divers cycles sur tout le territoire du Royaume, l'amélioration de l'image de l'école marocaine ; l'infrastructure, sous entendu, la lutte contre l'abandon précoce de l'école, surtout au niveau rural.
Outre la restauration du principe de la bonne gérance, la révision du statut fondamental des cadres et des fonctionnaires du ministère et l'implication de celui-ci dans l'élaboration et la mise en œuvre des programmes, des méthodes et des méthodologies pédagogiques permettant à l'école marocaine de jouer son rôle de pivot dans l'éducation et la formation.
Telles sont les mesures opérationnelles ayant constitué les axes fondamentaux de la remise à niveau de ce secteur.
Les déclarations du directeur de l'Académie régionale convergent toutes dans le même sens. Il a également rappelé les réalisations auxquelles a abouti cette institution régionale sur tous les plans. Il a évoqué les approches dans lesquelles s'opère l'opérationnalisation de cette remise à niveau et de l'amélioration de l'image de l'établissement scolaire au niveau de la région. Telles que la gouvernance régionale, la préparation et la qualification du Conseil.
Il a rappelé, par ailleurs, le cadre général de cette opération visant de faire des défis des occasions pour un véritable décollage de l'établissement scolaire au niveau de cette région. Six réunions, ayant enregistré l'ample engagement de tous les acteurs en la matière. Rappelant les défis objectifs, dont le taux de la pauvreté qui atteint les 18% au niveau régional contre 14,2% au niveau national, 23% de l'ensemble de la population évoluent dans des douars, dépourvus du strict minimum de moyens pour scolariser dans des conditions favorables leurs enfants ; transports, salles de classe, matériels didactiques et autres.
Sans oublier que 52% du territoire de la région font partie du monde rural ; soit 59,2% de l'ensemble du territoire régional contre 45% au niveau national. Il a ajouté que le conseil a toujours veillé et veillera sur le privilège de la culture participative, sur celui du mode gestionnaire et agréé et des valeurs instaurant les principes du suivi et de contrôle, le privilège de la médiatisation du secteur et l'instauration de l'esprit de l'unité, de coopération et du dynamisme d'organisme pédagogique, au niveau régional. Il a enchaîné que les défis directs liés à cet établissement en tant que gestionnaire et administrateur de l'institution pédagogique, se résument dans des dimensions diverses, telles que les capacités de gestion, les dimensions organisationnelle et administrative ainsi que celles pédagogique, matérielle et financière. Tenant compte des caractéristiques et des particularités de la région, une grande considération a été accordée, a-t-il annoncé, au projet de la généralisation de l'enseignement de la langue amazighe dans les établissements scolaires, au niveau régional.
Partenariat régional La promotion du partenariat régional, national et international, l'enseignement technique, l'évaluation et les examens pour l'obtention d'attestations et de brevets, la gouvernance pédagogique, dans le cadre des recommandations de la 5ème édition du conseil, ont constitué, entre autres, les axes fondamentaux de l'intervention de M'bark Hanoune, directeur de l'Académie. Le gouverneur de la province de Tiznit, s'est félicité, pour sa part, des acquis et des réalisations du conseil administratif de l'Académie Régionale, devenu, d'après lui, un espace convenable pour l'évaluation du bilan de l'année 2007, à travers ces réalisations.
Sans oublier de rappeler les impératifs et les handicaps et de veiller à y remédier. C'est également, d'après lui, l'espace convenable pour l'élaboration d'un bilan exhaustif pour l'année 2007 et pour l'établissement du plan d'action 2008, conformément aux Hautes directives royales et à la politique gouvernementale. A travers, bien sûr, la convergence des efforts que sont appelés à déployer tous les acteurs et les intervenants, tels que les autorités provinciales et locales, les élus, les associations des tuteurs et parents d'élèves ainsi que la société civile.
Abdelfattah Aberbri - Le Matin