C’est jeudi soir que s’est clôturé la neuvième édition du Festival national du film amazigh, en présence d’une assistance nombreuse.
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire des victimes des massacres de Palestiniens par l’armée israélienne, les organisateurs ont procédé à la remise des trophées. Le grand prix du festival a été décerné au film Tour d’argent réalisé par Ali Braham Hafidh.
Le prix du meilleur documentaire a été attribué, quant à lui, à l’œuvre le Pays de la montagne de Rabah Boubras. Le prix du meilleur court métrage a été décerné à Izourane de réalisateur marocain Alaoui Amharzi. Le Trésor d’une autre planète réalisé par Ifaz Maatoub a été sacré meilleur film d’animation. Le prix réservé au meilleur scénario en projet a est allé à l’œuvre Histoire d’un handicapé, écrite par Ahcène Sail. L’auteur du scénario Rêve mortel Abdelmadjid Djebbour a bénéficié d’un stage en France. La mention spéciale du jury pour la meilleure musique du cinéma a été décernée au Marocain Abdallah Labdaoui dans le film Khouya Tare. Les organisateurs se sont abstenu de décerner le prix du long métrage et ce, par souci du maintien du niveau de la qualité professionnelle.
Il est à noter que, dans un message adressé à l’assistance et lu par son représentant, M.Ahmed Bedjaoui, la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a tenu à saluer la région de Sidi Bel-Abbès. Elle a indiqué que la culture amazighe concerne tous les Algériens. Le meilleur moyen selon elle, de la transmettre aux citoyens est le cinéma. Concernant l’organisation du festival en question, plusieurs participants n’ont pas manqué d’affirmer que toutes les conditions étaient réunies.
M. Rachid Boukssim, directeur du festival «Issni N’ourgh» (Maroc) («Couronne d’or») a confié à l’APS que le festival «nous a permis de connaître davantage la diversité culturelle de l’Algérie et de mieux raffermir les liens avec le festival culturel amazigh algérien, avec lequel nous sommes jumelés».
Rappelons que dix-neuf productions cinématographiques dont neuf étrangères se sont disputées les prix :«L’olivier d’or» du meilleur court métrage, meilleur long métrage et meilleur film d’animation. Le programme du festival était axé sur la projection de 24 films hors compétition dont 12 étrangers. Plusieurs cinéastes venus de l’Iran, de France, du Maroc et de la Turquie ont pris part à cette édition, organisée sous le slogan «Pour une libre circulation des idées par le mot et par l’image». Les participants ont pu également assister à des séminaires et à des ateliers, animés par des spécialistes. Ces derniers se sont plu à exposer sur des thèmes intéressants, tels que «La critique cinématographique», «Quelle musique pour le cinéma national ?».
Mieux encore, les organisateurs de ce festival ont honoré des figures de proue de la culture algérienne dont l’écrivain Kateb Yacine. La dixième édition de ce festival sera organisée en janvier 2010 à Tamanrasset, c’est du moins ce qui a été annoncé à la fin du festival.