La formation au journalisme en Amazigh était le thème d'une conférence donnée, mardi à Casablanca, par le secrétaire général de l'Association marocaine pour la Recherche et l'Echange culturel (AMREC), M. Brahim Akhiyat.
Devant un parterre d'étudiants d'une école de journalisme, M. Akhiyat, également membre du Conseil d'administration de l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), a donné un aperçu sur l'historique de l'information en Amazigh, les étapes qu'elle a franchies, depuis le lancement de la radio au Maroc, et les appels en faveur de son développement.
Après avoir mis en exergue les efforts déployés par différents médias nationaux, écrits et audiovisuels, pour la promotion de l'information en Amazigh, M. Akhiyat a notamment mis l'accent sur les programmes de la radio en Amazigh entamés en 1938 au moment où celle-ci était un service relevant de l'Office chérifien des Postes, Téléphone et Télégraphe.
Il a estimé que l'enseignement du journalisme en Amazigh devient une nécessité, en adéquation avec la prise de conscience politique, pour la préservation et le développement du patrimoine amazigh.
M. Akhiyat a soutenu que cette nécessité répond également à un besoin exprimé par les opérateurs économiques et s'inscrit, par ailleurs, dans le cadre de la diversité culturelle nationale.
L'information nationale démocratique qui répond aux exigences de l'Etat moderne et qui respecte la diversité culturelle du pays impose, a-t-il fait remarquer, d'oeuvrer à relever les défis de l'unité dans la diversité culturelle et la formation de cadres compétents sur les plans linguistique, culturel et technique.
A cet égard, le conférencier a souligné l'importance de la formation des ressources humaines spécialisées et plaidé pour leur assurer une formation continue.
MAP