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Biographies : Mohamed Rouicha, le virtuose de l'Atlas
Posté par houss59 le 21/06/2006 22:30:00 (2022 lectures) Articles du même auteur

Open in new windowChanteur Amazigh dont la renommée a dépassé la petite ville de Khenifra, où il a développé une passion pour la musique dès sa plus tendre enfance, Mohamed Rouicha est un orateur qui ne tarit pas d'histoires, racontant ses expériences et ses apprentissages. Son parcours, intimement lié aux joies et aux souffrances de ses semblables, est une véritable leçon de vie.


D'un simple amateur, Rouicha est devenu l'un des rares ambassadeurs de la chanson Amazigh dans le monde. Sa musique conquit Marocains, Maghrébins et même Européens. Ses chansons, qui abordent des sujets divers comme l'amour, la paix, la nature, la femme, la famille..., sont un hymne à la vie.

Avec Maghni, l'autre ténor du Moyen-Atlas, il a pu mettre en valeur le luth berbère "luthar". Ses œuvres s'inscrivent commencent généralement par une improvisation ou Taqsim, suivie par un chant en solo appelé "Tamawayt", chanté par une femme. Des mélodies envoûtantes qui ont fait le tour du monde, à travers les festivals mais aussi certaines œuvres de créateurs occidentaux. Il accompagnent, par exemple, plusieurs scènes de "8 mm", long métrage de Joel Schumacher.
Après les mélopées féminines, l'interprète prend, par la suite, la relève pour chanter une poésie berbère riche en métaphores et en images évocatrices.

Mohamed Rouicha nous mène, dans ce nouveau épisode de Nostalgia, près du Lac bleu, à quelques kilomètres de Khenifra, là où il s'est enchanté des premières vibrations de son "luthar" et des premiers poèmes saisissants. On découvrira aussi l'école coloniale qu'il fréquentait et qui a laissé place aujourd'hui à un bidonville, ainsi que le défunt cinéma de Khenifra, où il s'est passionné pour les films indiens. Tant de lieux de mémoire qui se sont transformés en vestiges.

Rouicha nous parlera aussi de la "halqa", espace social de création, d'apprentissage et d'échanges. Aux côtés des représentations des jongleurs, charmeurs de serpents, danseurs et autres saltimbanques, dans un lieu mythique pour les autochtones (à la sortie de la ville de Khenifra sur la route menant vers Meknès), l'artiste avait charmé son modeste auditoire avant de conquérir des millions d'amoureux de la vie.
Source: le Matin

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